Mots clés : Bionum, Brèves, M2_EMTE
Etiquettes: Facteurs environnementaux, One Health, Plantes, Santé publique
Des traditions et croyances indigènes aux études scientifiques approuvées par l’Organisation Mondiale de la Santé, l’intégration de la santé des plantes dans notre système de santé global émerge en Occident.
Les crises géopolitiques, environnementales et sanitaires globales (COVID 19) ont mis en avant la fragilité de notre système sanitaire et son lien avec la négligence de la santé du monde végétal. La revue de Maria Lodovica Gullino (1) souligne l’urgence que représente la mise en place d’un système de santé global qui prenne en compte la protection de la santé des plantes pour garantir la sécurité alimentaire mondiale et réduire la vulnérabilité des sociétés face aux crises sanitaires.

Infographie Jean-Lou Justin, CC BY-SA 4.0
La revue met en avant l’évolution du concept “One Health” qui au départ était “One Medicine” et proposait une intégration de la médecine vétérinaire à la médecine humaine pour l’amélioration de la santé globale en omettant le règne végétal. La santé des plantes est pourtant une composante essentielle de la santé humaine Les communautés indigènes ont toujours eu conscience de cette interconnexion et leur mode de vie est basé sur la protection, la gestion et l’utilisation des ressources naturelles végétales et animales. L’ère industrielle a induit une dissociation anthropique du lien à la nature, occultant l’interdépendance entre le bien-être sanitaire humain et la santé environnementale (2).
Après plus de 20 ans de négligence de la santé végétale, la montée en puissance du concept “one health” laisse espérer une prise en compte sociétale et politique des recommandations scientifiques.
(1) Gullino, Maria Lodovica, et al. ‘Positioning Plant Health within the Evolving Human-Animal-Environmental Health Paradigms’. One Health, vol. 19, Dec. 2024, p. 100931. DOI.org (Crossref), shttps://doi.org/10.1016/j.onehlt.2024.100931.
(2) Will R. Turner, Toshihiko Nakamura, Marco Dinetti, Global Urbanization and the Separation of Humans from Nature, BioScience, Volume 54, Issue 6, June 2004, Pages 585–590, https://doi.org/10.1641/0006-3568(2004)054[0585:GUATSO]2.0.CO;2